Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 21:24


Les fois où mon aimée, à nous deux je repense
Un océan de glace, devant mes yeux s'avance
Et sur la voûte blanchâtre, aucune étoile, aucune.
Au loin, comme une tache, on voit la jaune lune.
Dessus les mille vagues, glacées, de neige couvertes
Un pauvre oiseau survole, peine en ses ailes ouvertes,
Pendant que sa compagne s'en va disparaissant
Avec le groupe des autres, tout droit vers le couchant.
Il souffre et sur ses traces, de longs regards il jette;
Il n'est ni gai, ni triste, plus rien; sa mort est prête,
Aux ans passés il songe alors, dans un instant.

......................................................................................................

Toujours plus loin nous sommes, tous deux nous éloignant;
Toujours plus seul, plus sombre, de glace je deviens.
Quand tu t'en vas te perdre, dans l'eternel matin.

 

 

                                                                                                                                                      Mihai Eminescu

 

 

  traduction : Véturia DRAGANESCU-VERICEANU : http://jeanloup.roland.free.fr/

Partager cet article

Repost 0
Published by revolutie - dans Histoires et poèmes
commenter cet article

commentaires