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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 11:47

La pétition est ici link

 

Pendant une visite de Mme. Nadine Morano du stand Kookaï une employée, Albane, fait une blague sur cette première en disant à un collègue que, pour mettre par terre le garde du corps il fallait d'abord "casser la gueule de Mme Morano". Pas de chance, Albane est entendue et vivement réprimandée. Elle s'excuse et reconnaît qu'elle avait eu un langage déplacé. Mais Mme Morano veut "des suites à ce dossier" et, hasard du sort, Albane est licenciée pour faute grave.
Certes le langage d'Albane a été quelque peu déplacé, mais quelque chose me dit que le licenciement a plus à voir avec la position de Nadine Morano (qui est, attention, ministre !) qu'avec l'attitude incorrecte de l'employée. Puis, rappelons nous, quand le président de la République, M. Sarkozy, avait dit à un agriculteur "casse toi pov'con" il n'a pas été licencié pour faute grave. Ces politiques sont-ils là pour représenter les intérêts du peuple ? Les dirigeants de Kookaï ont-ils perdu leur honneur ? Qu'ils la regagnent en gardant Albane.
Ce licenciement est abusif. Un simple blâme aurait été plus juste.
L'histoire révélée par Rue89 se trouve ici http://www.rue89.com/2011/05/30/elle-plaisante-sur-morano-et-est-licenciee-pour-faute-grave-206765

Nous demandons l'annulation sans conditions du licenciement et la réintégration d'Albane au même poste et sous le même contrat.
Albane a déjà présenté ses excuses. A Kookaï et à Mme. Morano de présenter les leurs pour les suites exagérées et absurdes de cette simple histoire entre deux personnes égales en valeur.

 

Cristi Barbulescu

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 21:48

Ici un article sur le prix du repas du 13 juillet 2008 auquel ont participé quelques chefs d'Etat link (dois-je rappeler que cet argent est celui des citoyens ?)

 

Et ici une vidéo sur la faim en France, toujours en 2008 link

 

Un chef d'Etat mange un repas qui coûte environ 5000 euros. C'est le prix des dépenses alimentaires d'un ménage français en une année link

 

Je crois qu'il n'y a pas besoin de commentaires. Mais je pose quand même une question rhétorique : les politiques travaillent-ils pour le peuple ou bien est-ce l'inverse ?

 

Cristi Barbulescu

 

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Published by Cristi Barbulescu - dans Politique et société
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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:59

 

"Ce ne sont pas les maghrébins, les asiatiques ou les africains qui ont volé l'identité et la culture de la France mais le marketing." Bernard Stiegler

 

 

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 11:53

Dans un monde aux ressources limitées il est complètement illogique et impossible de s'enrichir sans que, directement, d'autres s'appauvrissent (ou demeurent pauvres). D'autant plus si les richesses sont complètement démesurées comparées aux vrai besoins d'une personne normale...A partir d'un certain seuil, on ne peut plus s'enrichir sans provoquer la misère de tant d'autres...

Pour l'interdiction des gains indécents! Pour la constitution d'un salaire maximum!
Pour la justice sociale!

je copie un article du journal Fakir :

dessin: L'imposture de l'impot solidaire
« Ici, on trouve des yachts de 24 à 36 m, mais aussi des super-yachts, des méga-yachts, des véga-yachts, puisque, évidemment, on est sur du ‘No limit’. »
Luc Pettavino organise le Monaco Yacht Show.
Aimable et chauve, dans un costume blanc.
A l’avant du petit "One", en ce moment.
Autour de lui, autour de nous, sur le port, des yachts immenses. Longs comme des pistes d’athlétisme. Hauts comme le mur de Berlin. Des masses d’acier, de bois, de plastique. C’est que les milliardaires sont lancés dans une course au luxe : le prince saoudien Bin Abdul Aziz s’offre un yacht de 140 mètres – avec 83 pièces et un hôpital ? Aussitôt, le Russe Roman Abrahmovitch réplique avec l’Eclipse : 165 mètres, plusieurs pistes d’hélicoptères, un sous-marin pour quitter le navire en cas d’attaque aérienne.
Voilà qui n’interdit pas, on le devinait, la « green attitude ». Le dossier de presse de ce salon est bourré de « environmental friendly », « écologiquement propre », « éco-geste pour être en paix avec soi-même ». Le panneau publicitaire, face à nous, sur le ponton, vend certes un avion aux ailes rétractables – mais il vante surtout son « Ecological yachting lifestyle ». Philippe Starck – qui vient de dessiner le "A", avec lit rotatif, discothèque, piscine au toit transparent, qui possède lui-même vingt-sept maisons, vingt-sept motos, un avion pour les rejoindre, etc. – ce designer cause de « jets écologiques » et de « yachts en harmonie avec la nature ».

Des Saint-Martin

Ces surhommes consentent, il est vrai, bien des sacrifices : « On n’imprime plus les courriels, nous indique Luc Pettavino. Les plans des bateaux ne sont plus faits sur papier, mais sur ordinateur. L’éclairage par iode, à bord des navires, est de plus faible consommation. »
Justement, sait-il combien consomme un "petit" yacht, comme celui-ci ?
Il l’ignore.
On s’informe auprès du capitaine, italien : « 650 litres par heure » – assez pour qu’un automobiliste circule durant une année...
« Ce n’est pas extrêmement écologique dans sa consommation, concède Luc Pettavino. Mais je suppose que son propriétaire aura à cœur de mettre son bateau sous le label ‘carbon neutral’ par exemple. »
Est-ce qu’il ne faudrait pas les taxer, tout bonnement, ces super-méga-véga-gaspilleurs ?
« Non, mieux vaut une contribution volontaire. »
On les imagine bien, en effet, tel Saint-Martin, se départir d’une moitié de leurs manteaux (de fourrure) et de leurs bateaux…

Green Star

Pas besoin de « contribution volontaire », en revanche, pour les propriétaires du Sea Force One : eux peuvent déjà naviguer l’âme en paix. Ils viennent de recevoir la "Green Star". Décernée par le cabinet Rina – qui avait déjà expertisé l’Erica
Avec une Etoile verte, on s’attendait à un voilier.
Tout l’inverse : un bloc noir, gigantesque, à triple pont.
« Very big », admet Paolo Moretti, de Rina. Néanmoins, « c’est environmental friendly, du bas jusqu’en haut.
– Mais combien ça consomme ?
– Ça ne nous concerne pas directement. Peut-être deux mille litres à l’heure.
– Vous ne trouvez pas qu’il y a une hypocrisie à attribuer des prix pour des bateaux qui consomment énormément, pour très peu de personnes à bord ?
– Non, ça aide à éveiller la conscience de toutes les personnes qui appartiennent à la communauté du yacht. »

Les seigneurs de l’Ancien régime avaient leurs confesseurs, leurs théologiens, qui leur blanchissaient l’âme – tandis qu’à Versailles ou dans leurs châteaux, les mêmes vivaient dans le luxe, le stupre, la paresse sur le dos du Peuple. Les seigneurs du Nouveau régime ont, eux, leurs experts en développement durable, qui leur reverdissent « la conscience ». Pour que leurs caprices se poursuivent…

Framboise au kérosène

« Tiens, salut Charlie ! »
Sur le ponton, le "project manager" - et capitaine - Jacques Conzalès vient de croiser Charlie Erdal. Son « agent en Turquie ». En fait, un peu son homme à tout faire : « Quand on approche des côtes turques, Charlie s’occupe de tout : de notre place au port, des approvisionnements, trouver un hélicoptère, des framboises fraîches pour le petit déjeuner de demain matin…
- Et alors, quand on vous demande des framboises, vous faites comment ?
- We ship it from France or Holland
, répond Charlie.
- Vous les faites venir de Hollande en bateau. Mais ça doit prendre du temps !
- No, by plane.
- Oui
, reprend Jacques Conzalès. Le propriétaire a forcément son avion. Donc le pilote du jet l’amène à Istamboul, puis Charlie nous les livre en hélicoptère, ou en moto. Il n’y a pas de limite. »

Voilà l’enjeu, donc : leur imposer une limite.
Par la loi, bien sûr.
Par la force si nécessaire.
A eux d’abord. Pour qu’on accepte mieux ensuite, nous aussi, des limites…


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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 21:15

je voudrais faire ma mea culpa, dans le dernier article ma passion a surpassé ma raison...

en fait, M. Valentin ne parlait pas des étrangers...honte à moi de lui avoir prêté des intentions aussi basses autant intellectuellement qu'humainement...en fait, quand il disait que nous allons "nous faire bouffer" par ceux qui sont déjà dix millions il parlait, vous l'aurez compris, des racistes...oui, dix (10) millions de racistes, c'est beaucoup sur 64 millions d'habitants...

en fait, M. Valentin est un révolutionnaire, un avant-gardiste, un humaniste de première (et dernière) heure. je dis de dernière car on parle déjà de son exclusion de l'Union pour la Manipulation du Peuple (UMP).

10 millions de racistes...comment ce maire au comportement hautement subversif a-t-il eu ces chiffres? qu'importe! ce qui compte c'est la vérité. et oui, M. le maire, vous avez raison de vous méfier...car beaucoup de gens sont racistes, surtout ceux qui font l'amalgame entre immigration chômage, délinquance, terrorisme, assistanat etc.

mais heureusement vous, vous n'en faites pas partie...
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 14:57

l'eugénisme, l'euthanasie générale et l'extermination massive ne sont pas loin, vraiment pas loin. que fait cet homme à la mairie alors que sa place serait sur le banc des accusés? améliorer la race blanche? la sauver de la contamination?
ça commence toujours de cette manière, en banalisant et en laissant impunies des "idées" de ce genre. c'est ça être Français monsieur le maire? "faut bien réfléchir" c'est justement ce dont vous avez besoin, bien réfléchir. ou réfléchir tout court...


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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 12:20

texte spécialement dédié à une suricate


La signification du mot « culture » doit d'abord être trouvée (tant bien que mal) avant d'aller plus loin. Premièrement, dans la question initiale, nous avons l'article indéfini « une » qui spécifie qu'il y a donc plusieurs cultures ou sortes de cultures. Ensuite, l'expression « valeurs universelles » s'oppose à « une culture » comme le général au particulier. Il y a ainsi des cultures et des valeurs universelles et celles-ci ne sont pas une et même chose. Inversement, les valeurs universelles ne peuvent pas ne pas venir des différentes cultures. Il y a donc un échange perpétuel entre les « cultures » et les « valeurs universelles » ces dernières n'étant que l'élévation au général des premières. Le danger immédiat est de considérer une culture particulière comme ayant une valeur universelle et ainsi essayer de l'imposer à ceux qui ne verraient pas la « vérité ». Il faut donc dépasser cette difficulté sans tomber dans un relativisme autant dangereux que faux.


La multiplicité des cultures est une évidence en soi. Si nous appelons culture les habitudes de pensée, de comportement, de vie d'une population donnée ainsi que l'état actuel de ses connaissances dans n'importe quel domaine, nous sommes forcés de reconnaître qu'il y a des centaines voire des milliers de cultures sur la Terre. Autant de cultures que de peuples ou ethnies. Il y a ensuite toutes ces cultures disparues ou en train d'apparaître. Les différences de forme et souvent même de fond ne peuvent être niées par celui qui cherche à comprendre. Que ressentir devant la multiplicité des cultures sinon un sentiment de relativisme? Ou, au contraire, un besoin de repli sur soi et de négation de la différence? La deuxième option a été, je crois, la plus prisée et elle l'est toujours. Devant la différence il y a souvent le déni de cette différence, ce déni conduisant souvent à la hiérarchisation. Confrontés à l'inconnu (et à l'incompris) la tendance est souvent au dénigrement. La peur et l'habitude sont deux des facteurs les plus importants de ce dénigrement. Elles ont la source dans l'ignorance. C'est ainsi que, convaincus de la supériorité de leur culture, les Européens ont colonisé le monde en essayant de « civiliser » les « sauvages ». Ce complexe de supériorité n'est par contre pas propre aux Européens. Disons que c'est presque un instinct de conservation. Devant la peur et l'incompréhension générées par la différence, le plus facile est de vouloir éradiquer celle-ci. La confusion faite entre « culture » et « humanité » est dès lors très grave car elle conduit à affirmer qu'il y aurait une culture proprement humaine, bonne, élevée, civilisée et une autre culture barbare, mauvaise, basse, inhumaine. Suit donc le désir d'améliorer cette dernière, et tous les moyens, même « barbares », sont bons car la fin justifie les moyens. Investis d'une mission civilisatrices, nous croyons pouvoir tout nous permettre. Combien de crimes au nom de la civilisation! Combien d'injustices au nom de l'honnêteté! Combien de violences au nom de la paix!

Derrière le désir de « civiliser » se cache souvent le plaisir de dominer. La seule vraie manière de démontrer, à supposer qu'on le puisse, la supériorité d'une idée ou d'un comportement est de les appliquer, donc de donner l'exemple. Il n'y a aucune raison, au fond, qui donnerait à une culture l'avantage sur une autre. Il n'y a pas de vérité, il n'y a que des interprétations. Rien ne dit qu'il est mieux et supérieur moralement parlant de porter un pantalon qu'un kilt, de découvrir ses cheveux plutôt que son dos, de croire en Dieu plutôt qu'en Allah, d'aimer Cezanne plutôt que Rembrandt, d'être lettré plutôt qu'analphabète, Français que Gabonais, homme que femme, hétérosexuel qu'homosexuel...Il y a des différences qui ne sont pas du ressort des hommes, personne ne choisit son lieu de naissance, ses goûts ou ses envies. De quel droit aller donc et dire que telle façon de vivre est mauvaise et essayer de la changer par la violence et l'intimidation? De quel droit s'immiscer dans les affaires internes d'un autre peuple? La simple utilisation de la force prouve que la vérité qu'on veut apporter n'est pas si évidente que cela. Et, si elle n'est pas évidente, c'est peut-être parce qu'elle n'est que culturelle, c'est à dire spécifique à un peuple donné.


Nous arrivons ainsi à affirmer le relativisme total des cultures. Aucune culture n'est supérieure à l'autre, aucune n'est meilleure ou pire, toutes sont égales quoique différentes, toutes ont leurs raisons d'être et leur intérêt, toutes doivent exister, coexister. Il y a certes des problèmes inhérents à chaque culture mais ce n'est pas la culture en elle même qui est problématique. Pourtant, il ne faut pas se tromper sur le relativisme et tomber dans l'acceptation de tout au nom du droit à la différence.


Comme dit plus haut, il y a des problèmes inhérents à une culture donnée, problèmes qui ont peut-être été résolus dans une autre culture. L'échange et l'interaction entre les cultures doivent non seulement être libres mais encouragés. Si différence ne rime pas avec hiérarchisation, elle ne doit pas non plus rimer avec indifférence. Le fait est que s'il est interdit et impossible de faire des hiérarchies entre les cultures, nous ne pouvons pas nous empêcher de voir qu'à l'intérieur d'une certaine culture des choses ne vont pas dans le « bon sens ». Nous critiquons souvent quelque chose au nom d'un idéal que nous croyons possible et meilleur. Et critiquer ne veut pas dire nier, mais ouvrir et partager. La critique se fait souvent avec le secours d'un idéal de vie que l'autre personne n'ignore pas totalement. L'exemple classique est celui de l'excision. Il ne faut pas critiquer cette pratique au nom des prétendues valeurs occidentales mais au nom des valeurs mêmes de la culture dans laquelle elle existe. Il y a, je crois, une base commune à toutes les cultures, aussi éloignées qu'elles soient dans l'espace et le temps. Aucune société, aucune culture ne peuvent survivre sans certaines règles de base, acceptées, en principe, par tous. Même les gangs ont des règles, et j'aurais tendance à dire surtout eux. Au delà de toutes les différences de surface, il y a un fond commun à toutes les cultures. Prenons l'exemple de l'inceste. Je crois que cette pratique est interdite dans toutes les cultures du monde, mais pas de la même façon. Pour certains il est incestueux de coucher avec son oncle, pour d'autres avec son père, pour d'autre que sais-je encore? Le meurtre doit aussi être interdit, sous certaines conditions, dans toutes les cultures. Toutes les cultures parlent de tolérance, d'amitié, d'amour, de respect, de justice, d'honnêteté et de leurs contraires. Certes, les définitions diffèrent d'une culture à l'autre voire même d'une personne à l'autre. Mais les mots ou les concepts sont imprégnés dans la conscience de tous.

Dire qu'une culture donnée est plus ouverte qu'une autre, n'est pas, en soi, ethnocentrique. Il ne s'agit pas de dire que telle chose est meilleure parce qu'elle vient de sa culture mais qu'elle est meilleure parce que si d'autres pouvaient la choisir, ils la choisiraient. La séparation de la religion et de l'État n'est pas bonne parce qu'elle a pris naissance dans la culture occidentale mais parce qu'elle permet l'expression de la différence, parce qu'elle ouvre à plus de tolérance et de compréhension, valeurs prônées par toute culture, mais appliquées seulement par certaines.


Les vraies valeurs ne peuvent être qu'universelles. Ce qui est culturel n'a qu'une valeur relative. L'universel dépasse toutes les cultures même s'il s'en nourrit. Avant d'être Français, Chinois ou Indiens, nous sommes tous Hommes et en tant qu'Hommes nous avons certains droits qui doivent être inaliénables, quelle que soit la culture dans laquelle le hasard nous a faits naître. Il est absolument injuste d'imposer à un être une culture qu'il n'a pas choisie. En tant que personne chacun a droit à mener sa vie en liberté et pour le meilleur. Les cultures qui empêchent le développement spirituel, physique et intellectuel des Hommes sont des cultures qui vont à l'encontre des intérêts fondamentaux de l'humanité, ce sont des cultures qui interprètent l'universel d'une manière intéressée (pour garder le pouvoir en place ou les richesses acquises par exemple) et qui s'opposent à l'instinct de liberté des hommes. Ces cultures qui prennent la forme de l'oppression doivent être combattues et modifiées, et cela au souhait même de ceux qui les subissent et non au nom d'un impérialisme quelconque.

L'universel existe mais il reste à trouver. Souvent, la multiplicité des cultures et leur influence sur notre psychique nous empêchent de le voir mais il est toujours là et nous devons inlassablement le chercher. La seule chance de bonheur sur Terre est la reconnaissance de l'universel alors que le combat pour la domination a toujours été notre malheur.


Certaines idées ou coutumes sont plus proches de l'universel que d'autres mais elles n'appartiennent pas à une culture donnée, elles appartiennent au patrimoine de l'humanité. En somme, aucune culture n'est supérieure à l'autre. Mais il y a certainement des idées et des comportements qui sont supérieurs à d'autres idées ou comportements. Tout ne se vaut pas. Tout n'a pas la même valeur. Si une culture peut atteindre des valeurs universelles, elle ne peut pas être elle-même une valeur universelle. Il ne faut en aucun cas essayer d'éradiquer les particularités culturelles qui ne portent aucune atteinte directe et intentionnelle aux droits fondamentaux des êtres sensibles. La différence est une richesse. Et reconnaître cette différence comme une richesse c'est le propre des valeurs universelles . L'universel est la reconnaissance, l'acceptation et l'encouragement du particulier tant que ce particulier ne porte pas atteinte à l'existence même de la particularité. Les différentes cultures ne sont que les branches, plus ou moins belles et saines, d'un même tronc qui est l'universel.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 23:21

"En 2006, les dépenses militaires mondiales ont atteint un niveau record de 1.205 milliards de dollars, selon le SIPRI, l'Institut international de recherche pour la paix à Stockholm." (source : link )

Alors qu'il faudrait, si je me rappelle bien, investir seulement 30 milliards d'euros par an pour éradiquer la misère sur la surface de la Terre.

Quel est ce monde où certains ont tellement d'argent qu'ils ne pourraient même pas le dépenser en une vie alors que d'autres (des centaines de millions) qui souvent travaillent pour les premiers ont à peine de quoi survivre? Un système qui permet à certains de s'enrichir en se rendant directement responsables de la misère des autres est un système profondément immoral. Ce système, qui n'a pu conquérir la Terre que parce que chacun de nous lui a donné sa permission (avec son achat, son vote, ses idées, son indifférence etc.) doit disparaître. Il en va de la survie de milliards de gens (sans bien sûr compter les centaines de milliards d'animaux ou la destruction de l'environnement). N'ayons pas peur des mots : le capitalisme détruit tout sur son passage. Certes, il a permis à certains d'avoir un niveau de vie plus élevé, mais dans l'ensemble il sème la terreur et la misère. Même les nantis ne sont pas contents de leur sort car ils se sont soumis à cette logique du "toujours plus" qui les frustre, les rend aveugles et égocentrés.

Nous avons les moyens pour nourrir 11 milliards de personnes. Pourtant, environ 1 milliards de personnes souffrent de la faim, des centaines de milliers en mourant certainement. Comment est-ce possible?

Les pays occidentaux (surtout) sont coupables de "non assistance à populations en danger" sans évoquer le fait bien connu que si ces populations sont en danger nous y sommes pour beaucoup. En effet, nous avons construit nos sociétés sur la destructions des sociétés plus pauvres et plus faibles. Telle est la réalité. La richesse de l'Occident est souvent une richesse volée, oui volée aux autres pays. Il y a de plus en plus de milliardaires en euro pendant que le nombre de personnes souffrant de la faim augmente. Mais vive le capitalisme, nos directeurs de conscience nous disent que seul lui pourra aider les pauvres alors que ces pauvres n'existent souvent que par sa faute. Quels beaux menteurs ceux-là...

Le capitalisme c'est du vol.




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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 08:46
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 07:14

ministre : - celui qui est chargé d'une fonction, d'un office ; celui dont on se sert pour l'exécution de quelque chose.
                 -
Lat. minister (serviteur, domestique) ; le mot est de même radical que l'osque ministreis, génitif correspondant à minoris ; et, par conséquent, il est fait par rapport à minus comme magister est fait par rapport à magis. source Littré

Tout ou presque est dit : loin d'être au dessus, le ministre est normalement en dessous, en bas. Le ministre est un subalterne, un serviteur. Il exécute les ordres et ne détient sa fonction que par la grâce et la bonne volonté du maître. Il doit des comptes au maître et est responsable devant celui-ci.

Or, qu'avons-nous fait de cette fonction? Nous nous inclinons devant ceux qui doivent s'abaisser, nous exécutons les ordres de ceux qui sont sous notre commande, nous nous soumettons à nos valets, nous avons transformé les serviteurs en rois.

Et ces serviteurs travestis, qu'ils n'oublient jamais d'où vient leur pouvoir, qu'ils n'oublient jamais qu'ils ne sont rien d'autre que nos mandataires, nos goûteurs, nos pages...

Nous avons docilement et gentiment accepté l'inversion des rôles. Quand (re)prendrons-nous nos fonctions et nos pouvoirs ? Jusqu'à quand laisserons-nous des menteurs et des opportunistes nous conduire suivant leurs intérêts alors qu'ils devraient se soumettre aux nôtres ?


Croyez-vous que des personnes fréquentant le Fouquet's puissent s'intéresser honnêtement aux problèmes sociaux et à la volonté du peuple ? Alors vous croyez encore au père Noël aussi. En fait, moi aussi. je crois plus au père Noël qu'à la fibre sociale des gouvernants actuels et de leurs employeurs, les industries et la publicité.

Est-il si difficile de percevoir l'indignité de ces esclaves de l'argent et du pouvoir?

A moins qu'ils ne soient là où ils sont que parce qu'ils nous ressemblent, au fond...

 

Cristi Barbulescu


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